Obtenez votre copie



Voir aussi

La logique comptable

théorie du succès

Cours de mathématique

Extrait du livre :

"La théorie du succès"



Le schéma conditionnel

D’abord, permettez-moi de reprendre le même schéma précédent, mais dans une présentation encore plus claire et simple, que je nomme schéma conditionnel.

shéma conditionnel

J’appelle la barre qui limite notre conscience en matière de perceptions et connaissances, la barre du succès. Au-delà de cette barre se situe l’inconnu. À l’intérieur du triangle, on se situe donc dans la zone du connu.

On a conscience que notre monde est limité. Les découvertes scientifiques au travers l’histoire prouve qu’on est entouré d’un monde inconnu.D’une manière générale, l’inconnu représente tout ce qui échappe à la perception de nos sens. Ce qui se passe après la mort relève de l’inconnu, tout comme toute réalité indétectable par la science.

Sur le plan d’une personne, l’inconnu peut être représenté par tout ce qui échappe à ses perceptions, ses idées, son savoir. Il s’agit de tout ce qui relève de son ignorance totale. La zone du connu représente l’identité même de la personne au sens large du terme.

En général, on peut illustrer schématiquement des situations à degrés différents de succès comme suit :

shéma conditionnel d'un animal



shéma conditionnel d'un perdant



shéma conditionnel d'un gagnant

Les personnes qui parviennent à un certain succès dans la vie ont une barre plus redressée, car ils portent des croyances et convictions fortes par rapport à ce qu’ils font. Elles ont, par conséquent, beaucoup de certitude et apportent donc beaucoup d’attention à leur projet. L’attention, quand on arrive à le canaliser sur nos projets, peut réaliser des miracles. Les diverses inventions dans l’histoire témoignent du degré d’attention et de persévérance de leur auteur.

Le premier graphique représente le schéma conditionnel des animaux. Ils sont conditionnés par leurs perceptions, ne peuvent pas les transformer en croyances, ne sont pas faits pour chercher la vérité des choses, mais simplement pour vivre par instinct. Par contre, l’homme agit sur ses propres perceptions pour en savoir la vérité. Il est fait pour s’enfermer dans ses propres recherches de vérité. C’est pour cela que l’homme est un être de croyance, c’est celui qui est conditionné à donner une certaine certitude au monde dans lequel il se trouve. Il doit croire ce qui est juste, ce qui est vrai, par rapport à tout. Il éprouve un besoin permanent de valider ses croyances, il entame des recherches, il accède à des vérités, il accumule des savoirs… C’est bien ce processus qui l’élève de la condition animale, c’est ce qui lui donne plus de valeur, de prospérité, de sécurité, de l’estime… bref, du succès au sens large.

Sur le plan individuel, on peut imaginer que celui qui porte peu de croyance, peu de certitude, se soumet davantage à son instinct. Sa barre a tendance à s’aplatir et se rapproche davantage de la condition animale. Par contre, quand on justifie nos actions par des certitudes de nos croyances et savoirs, on manifeste plus d’affirmation, de motivation, de persévérance, et donc plus de succès en élevant ses conditions de vie. Quand on est sûr d’atteindre un confort futur, on peut travailler dur et renoncer à pratiquer par instinct ce qui apporte un petit confort immédiat. Un étudiant, qui fuit le repos en passant des nuits blanches à réviser ses cours, ne le fait que parce qu’il est certain que cela l’emmène vers la réussite ; un sportif de haut niveau qui est certain que ses entrainements acharnés lui ouvrent, tôt ou tard, la porte vers le succès n’hésitera pas à changer ses habitudes au profit d’exercices quotidiens.

Peut-être qu’une telle présentation semble trop simplifier la réalité des choses, mais je crois que cette simplicité est d’une importance des plus intéressante. Ce qui donne du pouvoir au cerveau, c’est la simplicité. On n’exécute que ce dont on est sûr, on ne persévère dans notre travail qu’avec la certitude d’obtenir ce à quoi on aspire, on ne se passionne dans son projet qu’en ayant des convictions fortes, une certitude totale de là où on veut aller, et de ses capacités pour y arriver.

Donc pour avoir un impact réel sur le degré de sa réussite, il faut agir davantage sur ses perceptions, ses croyances, ses convictions et son savoir. Isaac Newton, quand il a perçu la chute de la pomme, place cette perception directement dans les croyances, puis avec ses réflexions, il était persuadé de l’existence d’une loi scientifique derrière ce mouvement. Avec ses recherches, il a fini par découvrir la loi de la gravitation. Cette loi passe donc de la zone de l’inconnu à la zone du connu.

Je pense que le carburant de la réussite consiste dans nos croyances et nos convictions. Ce carburant provient de la certitude que nous accordons à nos idées. Quand on exerce une force sur notre barre du succès, en accordant plus de certitude à nos croyances et en en créant d’autres, on repère, par la même occasion, des zones inconnues.

Du moment où on arrive à déterminer la composition de son schéma conditionnel, on peut mieux comprendre son identité, son rôle dans la société, ce qui est à la base de ses motivations dans la vie. C’est, en une manière, une synthèse évidente de ce qui identifie une personne. La détermination de cette identification est un pouvoir absolu sur soi. On peut agir sur chacun des stades du schéma conditionnel pour viser une meilleure identité. Pour cela, il faut faire un travail sur soi : découvrir le contenu de son schéma conditionnel, puis agir en conséquence pour développer des aptitudes insoupçonnées. Je détaillerai ce point dans la partie suivante.

La force de cette méthode réside dans sa simplicité, et dans sa concentration sur l’essentiel. Cela forme des avantages absolus pour sa mise en pratique. En fait, notre cerveau adore ce qui est sûr, ce qui est clair ; par contre, il se bloque quand on lui demande d’effectuer des tâches ambigües, complexes. La clarté, comme la simplicité, donne du pouvoir au cerveau à être actif au maximum, à produire de l’attention. L’attention se produit par la certitude, plus on est certain, plus on s’implique. Nos certitudes les plus fortes forment nos convictions.

Tout ce que je viens de vous expliquer forme, d’un point de vue interne à la condition humaine, un avantage incontestablement supérieur sur tout ce qui conditionne les autres êtres vivants. Mais si on se place en dehors de notre condition, et avec une réflexion neutre, on trouve clairement que, ce qui nous fait épanouir dans notre condition, nous enferme en même temps dans une impuissance qui caractérise notre nature humaine. Le chapitre suivant vous en dit davantage…